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Bezons avenir sera un blog qui va nous permettre de diffuser nos idées sur l'avenir de Bezons, nous ne serions pas les poupées russe de qui que soient, nous comptons peser aux municipales 2008.

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Après les radars, le grand virage à droite !

Après les radars, le grand virage à droite !

Depuis le premier tour des élections présidentielles, la société française et les politiciens semblent amorcer un recentrage à droite qui n’a rien d’étonnant! Et si ceci avait été prévisible?

François Bayrou nous avait prévenus, il a changé la politique de manière profonde et rien ne sera plus jamais comme avant !

Depuis quelques semaines, le paysage politique s’altère profondement et il semblerait que, plus subtile qu’une simple radicalisation des positions, une partie importante de la société française ainsi que du petit monde politique vire sèchement à droite.

La politique française est subtile, elle se compose d’un nombre important de partis, souvent obligés de s’unir pour obtenir des victoires électorales et parfois assez proches idéologiquement. Pour schématiser, nous pouvons diviser cet échiquier politique en cinq groupes. L’extrême gauche, la gauche modérée, le centre, la droite modérée et l’extrême droite.

La politique s’articulant ainsi, la logique des combats électoraux s’articulent autour d’un Parti socialiste s’appuyant sur les épaules de son extrême gauche et de son centre gauche, qui l’oblige à faire un grand écart idéologique pas toujours viable (comme nous l’a montré la gauche plurielle). Mais des combats s’articulant aussi autour d’un UMP ne pouvant que partiellement s’asseoir sur l’électoraux de l’extrême (idéologiquement assez génant) mais gagnant en stabilité en fusionnant régulièrement les courants annexes et en s’appuyant sur un centre droit productif et idéologiquement assez intéressant (libéral-démocrate, de l’eau dans le vin du libéralisme).

Puis depuis quelques semaines, un nouveau venu est arrivé devant nos yeux : François Bayrou, avec l’UDF. Le centre avait enfin un nom !

Mais entre-temps, les politiciens ont décidé de s’activer sérieusement. Parce que, disons-le, Sarkozy crée un formidable espoir ou une formidable peur ; mais surtout, parce que le caractère de notre nouveau président ainsi que la ligne d’action qu’il a établie laisse présager que l’opposition va être malmenée et vraisemblablement snobée dans les années à venir.

A ceci s’ajoute la troisième défaite du Parti socialiste qui n’a, finalement, gouverné que douze ans durant la Ve république et qui, malheureusement, n’a pas fait les meilleures impressions durant les premiers années de Mitterrand.
Alors quitte à ce que les choses changent, autant qu’elles le soient vraiment et pour cela, à droite toute !

Premier acte : un nouvau parti.
La création d’un centre fort et attractif : Le Mouvement démocrate. Le nom est intéressant : "Démocrate" se retrouve dans "social-démocrate" (idéologiquement de centre gauche) mais aussi dans "libéral-démocrate" (idéologiquement de centre droit). Pourquoi un virage des électeurs à droite (PS vers UDF) et pas à gauche (UMP vers UDF) ? Parce que ni l’UMP, ni les radicaux valoisiens n’ont de raison de virer à gauche. Leurs mouvements vont bien, cinq années d’actions sont à prévoir. En revanche, le PS s’inquiète et inquiète. Un immobilisme idéologique cancérigène au PS incite de plus en plus les électeurs (et les politiciens) à virer à droite. L’UDF ouvre grands ses bras vers la gauche. Kouchner, Rocard...

Second acte : la fuite des cerveaux
L’immobilisme idéologique du PS, qui pousse de plus en plus les électeurs et les politiciens à virer vers la droite. La problématique est toujours la même : le Parti socialiste essaye tant bien que mal de conjuger un discours d’extrême gauche avec un discours de social-démocrate qui engendre une confusion d’idées ainsi qu’une inaction latente dans les réformes internes à effectuer. Ainsi, des personnalités socialistes aimées par les Français comme Kouchner sont tentées d’aller voir plus à droite. Là où, finalement, les idées sont parfois opposées mais où il y a un dynamisme ainsi qu’une volonté régulière de se reformer.

Troixième acte : l’ouverture des portes du palais
L’ouverture des portes du palais de M. Sarkozy. Le geste est grand, restera même dans les annales. Celui dont on prêtait une haine envers la gauche, un individualisme profond et un manque de respect envers ses opposées a ouvertement, publiquement, appellé à un gouvernement large. Oserait-on l’appeller "Gouvernement d’union nationale" ? Vous savez, ce fameux gouvernement que la gauche réclamait en 2002 après la victoire de Chirac, protestant d’un vote massif sur la droite des électeurs de gauche. Chirac ne l’avait pas fait avec 83%. Sarkozy, lui, le fera sans qu’on lui demande, avec 53% des voix, et avec des adversaires encore plus pugnaces (TSS). Le geste est grand, il inspire confiance.

Quatrième acte : l’argent n’a pas d’odeur, ni le pouvoir
Les syndicalistes, nouveaux amis de Sarkozy. Le syndicalisme français, figure de la gauche extrême gauche gauloise, fort contre-pouvoir lors des manifestations, a décidé de discuter avant l’heure avec leur ennemi commun : M. Sarkozy. Et, miracle ou désespoir suivant les positions de chacun, ces derniers sont resortis de la réunion, sourires aux lèvres, remerciant le président pour cette réunion, le félicitant et l’honorant de cette attention envers des syndicats qui vont, on le sait, batailler sévèrement les prochains mois. Ils le savent et il le sait. Encore une fois, la droite paraît plus humaine que ce que TSS nous montrait.
De surcroît, les syndicats le savent bien, le Parti socialiste est dans une très mauvaise posture, depuis longtemps loin du trône, depuis longtemps en manque de restructuration, depuis longtemps en manque de pouvoir. Et ce pouvoir, c’est ce qui peut sauver la cause syndicale. Alors quitte à créer des alliances pour sauver les acquis sociaux, autant bien se faire voir du nouveau patron des lieux.

Cinquième acte : la voie royale pour fuir Royal.
L’affirmation du social-démocratisme. Strauss-Kahnn le dit haut (très haut) et fort : le Parti socialiste doit se réformer par la droite, des voies socialistes existent à droite du PS. Le résultat : 50% des sympathisants du PS veulent une orientation à gauche, 50% une orientation social-démocrate.

Sixième acte : le coup de poignard de Brutus.
Le centre gauche qui veut renouer avec son frère ennemi : le Parti radical valoisien. La chose est intéressante. Toujours la même idée. Le Parti socialiste est loin de tout et, de surcroiît, loin de pouvoir une fois de plus, et ça, ce n’est intéressant pour personne. Donc, il vaut mieux réajuster le tir un peu à droite, créer une alliance qui sera sans doute dans les partis satellites de l’UMP et qui auront, Borloo en est l’excellent exemple, au moins (malgré une nouvelle fois les divergeances d’opinions) la possibilité un jour de gouverner et de mettre en pratique leurs idées.
Ce qui gêne le PS, c’est que ceux qui le soutenaient hier prennent aujourd’hui la tangeante vers la droite, se détournant de la gauche tarditionnelle et, de surcroît, ces mouvements engendrent toujours une perte faible mais nette de voix (de l’ordre de quelques pourcents). Donc, en plus de la trahison en elle-même, le Parti socialiste va perdre des voix.

Septième Acte : le divorce unilatéral
Eh oui, même les Verts, qui avaient renoncé à la politique du "ni-ni" (entendez par là qu’initialement, l’écologisme politique appartenait à celui qui offrirait le plus à ce dernier. Chose qui s’est arrêtée le jour où les Verts ont dit : "Nous sommes de gauche !"), semblent se voir plus "centristes" ces temps-ci. Premier geste en ce sens : rupture des accords électoraux pour les législatives. Pourquoi ? Parce que le Parti socialiste dans sa chute souhaite adoucir cette dernière en privilegiant ses intérêts plutôt que ceux de ces partenaires. Et ça, les Verts ne l’acceptent plus.

Tout ceci semble étonnant et pourtant, loin de là. Pour cela, il suffit juste de comparer les scores des dernières élections (pour le détail, voir Wikipedia).

Elections 2002
Extrême gauche : 13.81 %
Gauche modérée : 26.75 %
Centre : 14.94 %
Droite modérée : 25.3 %
Droite extrême : 19.2 %

Elections 2007
Extrême gauche : 10.57 %
Gauche modérée : 25.87 %
Centre : 18.57 %
Droite modérée : 32.33 %
Droite extrême : 12.67 %

Evolution (en point de pourcentage relatif)
Extrême gauche : -3.24 pts
Gauche modérée : -0.88 pts
Centre : +3.63 pts
Droite modérée : +7.03 pts
Droite extrême : -6.53 pts

Finalement, on le sait tous mais des fois il faut le redire : les Français sont globalement des gens de droite. La politique ne fait que suivre le désirata de ses concitoyens. L’idéologie du pauvre contre le riche, de l’entreprise contre l’employé, du privé jaloux du public n’est plus de mise.

La France évolue vers une vision plus réaliste de la vie. La gauche n’est pas un parti mort. Il faut juste qu’il se réforme. Jusque là, les socialistes iront chez Sarkozy, le centre se refera une beauté et les choses avanceront.

Les prochaines semaines risquent d’être forte intéressantes :

- Le Parti socialiste, abandonné par une partie de sa gauche (Les Verts) et une partie de la droite (radicaux), va t-il finalement faire une alliance avec l’extrême gauche ?

- Le Mouvement démocrate va-t-il résister à l’appel d’air de la fusion des deux partis radicaux, ne pouvant fusionner du même coup avec eux, du fait de sa position "neutre" et "individualiste" sur l’échiquier politique ?

- L’extrême gauche va-t-elle se réunir pour contrer cette montée en puissance du centre et de la droite, et par là même frustrer les sociaux-démocrates socialistes au plus haut point ?

- Certains acteurs du PS vont-ils intégrer la formation gouvernementale et ainsi donner un crédits sans précédent à l’UMP ?

Nous le verrons bientôt, il sera alors temps d’analyser tout ceci.

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