Delors soutient la démarche d'ouverture de Ségolène Royal
PARIS, 24 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal et Jacques Delors ont défendu mardi la "démarche d'ouverture" engagée par la candidate socialiste à l'Elysée en vue du deuxième tour de l'élection présidentielle.
L'ancien président de la Commission européenne a rencontré pendant un peu moins d'une heure Mme Royal à la permanence de campagne de la candidate socialiste, boulevard Saint-Germain. A la question de savoir s'il approuvait cette démarche d'ouverture", M. Delors a répondu: "bien sûr, sinon je ne serais pas là".
"Bien sûr, il a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture, sur cette volonté, dans l'intérêt de la France, d'essayer de travailler à la convergence des idées qui peuvent servir la France et lui permettre d'avancer", a indiqué la candidate socialiste quelques minutes plus tard.
Parmi ces idées, Mme Royal a insisté sur le "besoin de rénovation et en particulier la valeur centrale dont la France a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'Etat impartial pour que cet Etat échappe à l'emprise d'un seul clan et d'un seul parti". Elle visait à l'évidence le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy.
La candidate du PS a aussi mis en avant "les valeurs concernant la défense des libertés publiques, le refus de toutes les formes de brutalité pour réformer la France, la question liée à l'Europe" avec la nécessité de "procéder à un nouveau referendum et de refuser un mini-traité (...)".
Interrogée plus spécifiquement sur François Bayrou, Mme Royal a affirmé que "pour l'instant on est dans la convergence des idées". "C'est à François Bayrou maintenant de prendre ses responsabilités et de dire comment il voit l'organisation de ce débat. J'ai pour ma part quelques idées, mais j'attends sa réponse pour pouvoir lui proposer", a-t-elle ajouté.
Mme Royal a souhaité que "les choses aillent maintenant assez vite".
Il s'agit, a-t-elle poursuivi, de "voir si ces idées qui nous rassemblent sont plus importantes que celles qui nous différencient".
"J'ai la responsabilité d'assurer le rassemblement de plus d'un Français sur deux et de faire ce rassemblement pour moderniser la vie politique française et réussir le changement que les Français veulent profondément", a fait valoir la candidate.
"Je prends mes responsabilités en regardant d'abord l'intérêt du pays. Je crois qu'il est de ma responsabilité de mettre en place des conditions d'un dialogue clair, transparent, participatif, à l'abri de toute tractation de couloirs", a-t-elle dit.
La candidate PS a par ailleurs annoncé la présence du chef du gouvernement italien Romano Prodi à son meeting de Lyon vendredi.
Figures du centre-gauche européen, MM. Delors et Prodi sont des références du candidat centriste François Bayrou.
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L'ancienne direction d'Attac appelle à voter Ségolène Royal
PARIS, 24 avr 2007 (AFP) - L'ancienne direction de l'association altermondialiste Attac, dont l'ancien président Jacques Nikonoff, ont appelé, mardi, à voter Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle.
"Tout doit être tenté pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, candidat du libéralisme le plus brutal", estime dans un communiqué l'ancienne direction, regroupée au sein du réseau "Avenir d'Attac". Elle appelle "donc à voter et à faire voter pour Ségolène Royal au second tour, le 6 mai".
"Le programme de la candidate socialiste ne doit cependant susciter aucune illusion dans la mesure où il ne contient aucune rupture réelle avec l'ordre néolibéral", déplore le réseau, dont M. Nikonoff est un des porte-parole.
Le réseau "Avenir d'Attac" s'est constitué en décembre 2006 après la défaite de l'ancienne direction, lors de l'élection du Conseil d'administration de l'Association pour la Taxation des Transactions pour l'Aide aux Citoyens (ATTAC), créée en 1998.
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Julien Dray (PS) prédit des "nuits difficiles" à Besson (ex-PS)
PARIS, 24 avr 2007 (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS, a prédit mardi "des nuits difficiles" à l'ex-PS Eric Besson qu'il a accusé d'avoir "trahi sa famille" pour "faire l'apologie du camp d'en face".
Invité de Canal+, le député de l'Essonne a assuré que l'ancien responsable socialiste, désormais actif soutien de Nicolas Sarkozy, n'avait jamais fait partie de l'équipe de campagne de Ségolène Royal et en avait conçu de l'"amertume".
"On peut admettre que quelqu'un de gauche se sente un peu marginalisé, mais on ne trahit pas sa famille. Ou alors, cela veut dire qu'on trahit ses idées ou que ses idées n'avaient pas beaucoup de valeur", a-t-il déclaré.
"En ce moment, il est peut-être acclamé, mais dans un mois, quand il va se regarder dans la glace, est-ce qu'il sera fier de ce qu'il est au regard de ce qu'il a été ?", a demandé M. Dray.
"Pour en arriver à faire l'apologie du camp d'en face, quelle est la consistance de ses convictions? Comment peut-on passer en 24 heures d'un camp à un autre?", s'est-il interrogé.
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