"En prenant en compte les 5.500 cas suspects avant la déclaration (de la présence du virus), nous avons 14.400 cas", ajoute-t-il.
Aucun décès lié à l'épidémie n'a été signalé.
Selon le Dr Toung Mvé, "la situation est plutôt globalement stable" malgré "une régression des formes graves". Bien que le nombre de cas soit en déclin dans la semaine du 27 mai au 3 juin, "il est trop tôt pour parler de fléchissement", a-t-il expliqué.
Alors que l'épidémie semblait jusqu'ici circonscrite à la capitale et à sa banlieue, "des cas suspects ont été signalés à Port-Gentil (ouest), Oyem (nord) et sur l'axe Libreville-Ntoum-Kango (nord-ouest)", relève la cellule de veille, précisant que "des prélèvements (...) sont en cours d'étude".
Le nombre de ces cas n'a pas été précisé.
Traditionnellement présent en Afrique de l'Est, en Asie du Sud-Est et dans le sous-continent indien, le virus du chikungunya est transmis à l'homme par le moustique aedes et se manifeste par des fièvres, maux de tête et douleurs musculaires et articulaires.
En 2006, une épidémie de chikungunya a touché 40% de la population de l'île française de la Réunion, soit quelque 300.000 personnes, provoquant directement ou indirectement 254 décès.