|
samedi 5 mai 2007, 18h00
YAOUNDE (Reuters) - Les forces de sécurité recherchent dans une zone densément boisée l'épave du Boeing kenyan qui s'est écrasé dans le sud du Cameroun avec 114 personnes à bord. Selon un responsable de la protection civile, des hélicoptères de l'armée et de la protection civile ont passé au peigne fin une vaste zone située entre le terminal pétrolier de Kribi, dans le golfe de Guinée, et la localité de Ngomedzap, à une soixantaine de km au sud de Yaoundé, la capitale.
"Les recherches sont en cours mais la zone de l'accident n'a toujours pas été localisée", a fait savoir le ministère du Transport dans un communiqué. Aupavavant, la radio nationale avait indiqué que l'appareil de Kenya Airways s'était écrasé près de Niété, au nord de la frontière avec la Guinée équatoriale, peu après le décollage de Douala, capitale économique et premier port du Cameroun.
"Nous n'avons pas été en mesure de repérer une quelconque épave à Niété où les premières informations avaient laissé entendre que pouvait se situer le lieu de l'accident", a confié à Reuters un responsable régional camerounais. D'après lui, les recherches se concentrent désormais dans un autre secteur au sud-ouest de la capitale, Yaoundé, entre les localités de Lolodorf et Ebolowa, où des habitants affirment avoir entendu une forte explosion. A Nairobi, Titus Naikuni, directeur de la compagnie aérienne, a indiqué qu'un signal de détresse automatique avait été capté par les autorités camerounaises dans la zone où l'appareil a disparu. "Le signal de détresse provenait d'une machine, pas du pilote", a-t-il déclaré. BONNE REPUTATION Sa provenance a été localisée à 35 miles nautiques (65 km environ) au sud-ouest de Douala, a pour sa part déclaré Alfred Mutua, porte-parole du gouvernement kenyan. Kenya Airways a précisé que 105 passagers et neuf membres d'équipage se trouvaient à bord du Boeing 737-800 à destination de Nairobi qui avait décollé d'Abidjan avant de faire escale à Douala. Parmi les passagers figurent 34 Camerounais, 15 Indiens, sept Sud-Africains, six Chinois, cinq Britanniques et un Américain. Tous les membres d'équipage sont de nationalité kenyane. Le dernier message de l'appareil a été reçu par la tour de contrôle de Douala immédiatement après le décollage, précise la compagnie dans un communiqué. L'atterrissage à Nairobi était prévu à 06h15 (03h15 GMT). Une cellule de crise et un centre d'information ont été mis sur pied dans un hôtel de la capitale. Le ministre kenyan des Transports, Chirau ali Mwakwere, a annoncé que le gouvernement américain apportait son concours aux recherches en fournissant des images prises par satellite de la trajectoire que devait emprunter le Boeing accidenté. A l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, les familles des passagers ont commencé à affluer pour tenter d'obtenir un supplément d'information. Kenya Airways, qui compte parmi les rares compagnies africaines bénéficiaires, a bonne réputation en matière de sécurité. En service depuis six mois, l'appareil qui s'est écrasé samedi n'avait jamais connu de problème technique, a assuré Naikuni. Selon les médias camerounais, il pleuvait à Douala au moment de son décollage. Le 30 janvier 2000, un Airbus A-310 de Kenya Airways s'était abîmé au large d'Abidjan peu après le décollage, causant la mort de 169 des 179 passagers et membres d'équipage. |