Au moment où l'UMP et le PS se félicitent d'avoir passer le premier tour, les deux favoris réfléchissent déjà aux alliances nécessaires pour sortir gagnant le 6 mai.
Les quatre "plus gros candidats" totalisent 85% des voix. Les deux grands vainqueurs de la soirée vont maintenant tenter de rassembler les forces vives de la nation pour consolider leur électorat. Ou plutôt, ils vont attendre les consignes de vote des dix autres prétendants. Un choix dont le calendrier et le style seront scrutés à la loupe. Ce sont bien sûr les partisans de François Bayrou et de Jean-Marie Le Pen qui intéressent le plus Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. On peut douter que les militants du Front National se mettent à voter à gauche au 2e tour. Néanmoins, une partie du vote frontiste reste une expression de contestation qui pourrait déboucher sur une abstention. Le candidat UMP serait donc quasiment à 40% pour le 2e tour. La candidate PS doit compter sur le report des voix d'extrême gauche pour se mettre au niveau de son rival. Là encore, l'abstention est possible. Le vrai juge de paix de cette élection sera le troisième homme du Béarn. Celui que les sondages prédisaient gagnant au second tour face à l'ex-ministre de l'Intérieur pourrait désigner le vainqueur du 6 mai. François Bayrou, qui prônait la rupture face à l'UMP et au PS, peut-il donner une consigne envers l'un ou l'autre ? Les législatives de juin risquent de changer la donne. Le report des voix de l'UDF pourrait dépendre de quelques sièges à l'Assemblée Nationale. Reste à savoir qui, de la gauche ou la droite, sera le plus généreux. (Dioranews)