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Bezons avenir sera un blog qui va nous permettre de diffuser nos idées sur l'avenir de Bezons, nous ne serions pas les poupées russe de qui que soient, nous comptons peser aux municipales 2008.

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Les présidents Omar Bongo et Nguesso Sassou visés par une enquête en France

Les présidents Omar Bongo et Nguesso Sassou visés par une enquête en France

Ecrit par Administrator   
Tuesday, 19 June 2007

 

La justice française a ouvert une enquête préliminaire après une plainte d'associations accusant les chefs d'Etat africains Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l'argent public détourné.

L'enquête a été ouverte lundi par le parquet de Paris, a indiqué mardi à l'AFP une source judiciaire.

Les plaignants sont les associations Sherpa, réseau international de juristes présidé par l'avocat William Bourdon, Survie, qui dénonce le soutien de Paris à des "dictateurs" africains, et la Fédération des Congolais de la diaspora.

La plainte, visant les faits de "recel de détournement de biens publics", avait été déposée en mars dernier auprès du procureur de la République de Paris.

"L'enquête devra établir les responsabilités pénales individuelles et la désignation d'un juge d'instruction devra s'imposer rapidement. Il faut souhaiter que cette enquête mette fin au sentiment d'impunité tranquille de ceux qui chaque jour appauvrissent l'Afrique en se constituant des patrimoines considérables en France et ailleurs", a indiqué à l'AFP Me Bourdon.

Les deux cibles de la plainte sont Omar Bongo, au pouvoir depuis 40 ans, et Denis Sassou Nguesso, et leurs familles, propriétaires, selon les plaignants, de nombreux biens immobiliers de luxe.

"Ce n'est pas leur salaire de président qui peut expliquer les ressources considérables qui ont été nécessaires pour acquérir ces biens", affirme Me Bourdon.

La plainte fait référence à certaines procédures internationales portant sur des détournements présumés de biens publics.

Selon les associations plaignantes, le "mouvement du droit international", relayé par des juridictions nationales, tendrait aujourd'hui à considérer "qu'un chef d'Etat en exercice ne pouvait se prévaloir d'une quelconque immunité", s'agissant de biens mobiliers ou immobiliers, "dès lors qu'il existait des présomptions sérieuses de ce que leur acquisition s'était faite au prix de la commission d'infraction".

"En tout état de cause, les membres des familles des dirigeants concernés ne sauraient tenter d'exciper d'une quelconque immunité", ont-elles ajouté.

Romandie News

Omar Bongo et Denis Sassou N'Guesso dans le collimateur de la justice française

Cette plainte simple visant les faits de "recel de détournement de biens publics avait été déposée en mars dernier auprès du procureur de la République de Paris.

Le magistrat avait la possibilité de la classer sans suite, s'il l'estimait non-fondée, de confier le dossier à un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire, ou d'ouvrir une enquête préliminaire pour approfondir la question. C'est cette dernière option qui a donc été privilégiée par le parquet.

Les trois plaignants sont l'association "Sherpa", un réseau international de juristes présidé par l'avocat William Bourdon, "Survie", qui dénonce le soutien de Paris à des dictateurs africains, et la "Fédération des Congolais de la diaspora".

"C'est une première. La France, comme d'autres pays, ne peut pas multiplier les engagements publics internationaux de lutte contre la criminalité financière et ne pas déclencher des procédures alors que des présomptions de recel de détournement d'argent public sont considérables s'agissant des familles Bongo et Sassou N'Guesso", a indiqué à l'AFP Me William Bourdon.

actualité afrique

Bongo et Nguesso dans le collimateur de la justice francaise

Le président Bongo
Le président Bongo: incriminé
La justice française a ouvert une enquête préliminaire dans une affaire de détournement de deniers publics mettant en cause les présidents gabonais et congolais.

Les deux chefs de l'Etat sont accusés par une coalition d'ONG et d'associations de posséder, dans l'Hexagone, des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.

Les présidents incriminés ont gardé le silence jusqu'ici.

Les plaignants sont les associations Sherpa - un réseau international de juristes présidé par l'avocat William Bourdon -, l'ONG Survie, qui dénonce le soutien de Paris à des dictateurs africains et la Fédération des Congolais de la diaspora (FCD).

Dans une interview à la BBC, le président de la FCD, Benjamin Mutsila, a déclaré que l'enquête n'est pas une simple formalité.

"Elle permettra de savoir exactement ce que, ces chefs d'Etat qui spolient leurs populations, ont comme fortune en France au détriment de leurs populations", a déclaré monsieur Mutsila.

Les plaignants soutiennent que les deux présidents mis en cause ont acheté des hôtels particuliers pour eux et pour des membres de leurs familles, et que cela aurait été impossible sur fonds propres.

"Pouvez-vous imaginer un instant qu'un enfant de dix-huit ans, qui n'a pas de revenus, puisse avoir un appartement dans un quartier comme Neuilly ou dans le Seizième Arrondissement?" interroge Benjamin Mutsila.

Les plaignants espèrent que l'enquête préliminaire parviendra à établir les responsabilités pénales individuelles pour donner lieu à l'ouverture d'une instruction judiciaire formelle.

La FCD affirme que la plainte aurait pu être introduite auprès des justices congolaise et gabonaise si celles-ci étaient indépendantes.

Pour illustrer son argument, Benjamin Mutsila cite l'affaire dite du Beach, où le gouvernement congolais a accepté de dédommager les proches des exilés disparus, sans pour autant désigner de coupables.

Les présidents du Congo et du Gabon visés par une enquête préliminaire du parquet de Paris

Suite à une plainte d'associations françaises en mars pour recel de détournement de biens publics concernant les présidents gabonais Omar Bongo et congolais Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazaville), le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Le réseau de juristes Sherpa, Survie (qui se bat contre la françafrique) et la Fédération des Congolais de la diaspora, sont les rois associations qui ont décidé de poursuivre pour recel de biens publics devant la justice française les chefs d’Etats suscités, une première. Pour l’avocat William Bourdon, président du réseau Sherpa qui s’exprimait aux micros de l’AFP, la France ne peut pas multiplier les engagements publics internationaux de lutte contre la criminalité financière et ne pas déclencher des procédures alors que des présomptions de recel de détournement d'argent public sont considérables s'agissant des familles Bongo et Sassou N'Guesso.

Le procureur de la République de Paris pouvait, soit classer la plainte sans suite, soit de confier le dossier à un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire, ou alors de diligenter une enquête préliminaire. ©Culturefemme.com d’après AFP

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A lire : un extrait de l’article de Survie France sur la plainte

"Populations paupérisées contre riches dictateurs

Dans les pays riches en matières premières que sont le Gabon ou le Congo, les services publics (santé, éducation, transport, accès à l’eau ou à l’électricité, etc.) sont en déliquescence tandis que M. Bongo et sa famille possèdent un hôtel particulier et quatre appartements situés dans le 16ème arrondissement de Paris, ou que M. Sassou N’Guesso possède (vraisemblablement) un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d’euros dans les Yvelines ainsi qu’un appartement à Paris. Sans compter plusieurs biens immobiliers en région parisienne attribués aux proches du président congolais dont un luxueux appartement de 550 m2 à Courbevoie (Hauts-de-Seine) estimé entre 2,5 et 3 millions d’euros.

La liste de ces biens appartenant ou supposés appartenir à des dirigeants africains ainsi qu’à leur famille est longue. Ils ont été répertoriés dans un rapport du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) intitulé Biens mal acquis...profitent trop souvent [1]

Ce rapport, ainsi que la plainte déposée par Survie, repose sur de nombreuses enquêtes journalistiques mais aussi sur plusieurs rapports d’organisations internationales (ONU, OCDE, UE) et d’ONG (Transparency International, Global Whitness, Plateforme Dette & Développement, etc.).

Une plainte pour faire avancer le droit international

Pour Survie, il s’agit d’être solidaire du combat mené par les populations africaines en faveur de la démocratie et contre le pillage des ressources publiques. Il s’agit aussi de dénoncer le concours des autorités françaises dans ces détournements de fonds (soutien à des dictateurs, aide budgétaire sans conditionnalités, appui aux entreprises françaises d’exploitation pétrolière, etc...).

Comment la France peut-elle en effet continuer à verser de l’aide au développement à des pays dont les dirigeants détournent l’argent public à leur seul profit ? N’y a-t-il pas là une contradiction évidente ?

Si en 2005, l’aide publique mondiale au développement (APD) s’élevait à 106 milliards de dollars, la seule restitution des avoirs volés par les chefs d’Etat des pays du Sud pourrait atteindre 200 milliards de dollars [2].

En déposant cette plainte, nos associations veulent également pousser la France à se mettre en conformité avec l’ensemble de ses engagements publics et internationaux concernant la lutte contre le détournement d’argent public et la corruption [3].

On sait qu’en France les Chefs d’Etat bénéficient de l’immunité due à leur fonction. Toutefois, le « mouvement du droit international », relayé par des juridictions nationales, tendrait aujourd’hui à considérer qu’un chef d’Etat en exercice ne peut se prévaloir d’une quelconque immunité, s’agissant de biens mobiliers ou immobiliers, dès lors qu’il existe des présomptions sérieuses que leur acquisition s’est faite au prix de la commission d’une infraction tel le détournement.

Toujours est-il que si ces Chefs d’Etat sont « intouchables », les membres de leurs familles ne peuvent quant à eux se prévaloir d’une quelconque immunité. De plus, comme le délit de recel est un délit continu, tant que dure le recel, les « futurs ex-chefs d’Etats » pourraient un jour devoir rendre des comptes devant la justice.

In fine, outre l’inculpation des principaux accusés, il s’agit d’amener la saisie et la restitution de ces biens mal acquis conformément aux revendications émises par des ONG françaises dans le cadre de la campagne « 2007 Etat d’urgence planétaire » , ainsi que par 200 organisations de la société civile africaine à travers un Appel élaboré au dernier Forum Social Mondial à Nairobi et lancé lors du Sommet citoyen France-Afrique à Paris en février 2007.

Source : www.survie-france.org

Article complet en ligne ici !

Découvrir la version magazine du site !

Biens mal acquis : Ouverture d'une enquête préliminaire

Le 27 mars dernier, les associations Sherpa, Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) déposaient, auprès du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Paris, une plainte pour « recel de détournement de biens publics et complicité », portant sur l'acquisition en France de nombreux biens immobiliers de luxe par des personnalités africaines.Après analyse du dossier, le Parquet de Paris a annoncé hier 18 juin l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Nos associations se félicitent de cette décision qui doit permettre d'établir les responsabilités pénales individuelles de ceux qui ont détourné l'argent public de leur pays et qui l'ont ainsi appauvri. Une culture d'impunité tranquille est pour la première fois ainsi ébréchée.

Il s'agit d'une première en France, dont les associations pensent qu'elle devra être déclinée prochainement, dans d'autres pays. D'autres biens acquis par des dirigeants africains autres que Messieurs Omar BONGO et Denis Sassou NGUESSO et leurs familles (particulièrement visés par la plainte) sont en cours d'identification en France.

Par conséquent, les Associations soussignées demanderont prochainement l'élargissement de l'enquête en cours à d'autres dirigeants et leurs clans.

Nos associations relèvent enfin que par l'ouverture de cette enquête, la France amorce un mouvement de mise en conformité avec ses engagements publics internationaux.

Contacts presse :

Sherpa
William Bourdon
Tel: +33 1 42 60 32 60
77, Boulevard de Sébastopol
75001 Paris
<script language=JavaScript type=text/javascript> </script> asso.sherpa@wanadoo.fr

Survie
Olivier Thimonier
<script language=JavaScript type=text/javascript> </script> olivier.thimonier@survie-france.org
210, rue St Martin
75003 Paris
Tel: +33 1 44 61 03 25

© Congoplus 

La fin d’une ère

Deux présidents africains en exercice, le Gabonais Omar Bongo et le Congolais Denis Sassou-Nguesso, sont sous le coup d’une action de justice en France. Une enquête préliminaire a été ouverte à leur encontre pour « recel et détournement de biens publics ». Trois associations, constituées de juristes et de Congolais de la diaspora, avaient déposé plainte contre les deux présidents africains en mars dernier.

La célérité de la justice française à donner suite à cette plainte indique qu’une page est tournée. C’est celle, à l’évidence, de l’ère Chirac et plus loin encore de cette vision gaulliste qui avait contribué à l’édification de la France-Afrique. Au même moment, comme pour étayer ce changement de ton français, un dossier vieux de douze ans refait surface. C’est celui du juge français Bernard Borel, mort dans des circonstances que la famille du magistrat considère comme suspectes. Cette thèse semble reprise au sommet de l’Etat français si l’on en juge par l’intérêt personnel du président Nicolas Sarkozy. La conjonction entre le dossier de Djibouti et celui des présidents gabonais et congolais relève-t-elle alors d’un hasard de calendrier ? Sans doute bien des observateurs pourraient-ils y trouver l’amorce du délestage français d’un héritage relationnel ambigu avec des dirigeants africains sur lesquels pèsent les plus lourds soupçons. Omar Bongo et Denis Sassou-Nguesso seraient propriétaires, à Paris, d’hôtels particuliers et d’appartements luxueux qui valent des fortunes.

Au pouvoir depuis quarante ans, Omar Bongo préside aux destinées du Gabon, pays producteur de pétrole et particulièrement démarché à ce titre par les grandes compagnies françaises. Le scandale Elf avait révélé à cet égard un lourd climat de corruption sous forme de commissions occultes. La question qui paraît posée aujourd’hui est celle de savoir dans quelles conditions les deux présidents incriminés se sont rendu acquéreurs de biens immobiliers de très grande valeur en France. Les temps ne sont manifestement plus où un Jacques Foccart, dans l’ombre de tous les gouvernements constitués par le général de Gaulle, faisait la pluie et le beau temps.

Le nouveau président de la République française prend, assez nettement, ses distances avec la politique de son prédécesseur. Jacques Ghirac avait écouté sans broncher les accusations qui lui avaient été lancées de favoriser, voire de protéger en Afrique du Sud du Sahara, des pouvoirs corrompus et dictatoriaux. A telle enseigne que l’attitude de Paris avait été comprise comme une posture néocoloniale assise sur le cheval de Troie de la francophonie. Reste à savoir quelles parades pourront mettre en œuvre les deux présidents cités auxquels il est signifié qu’ils ne pourraient bénéficier dans la procédure en cours d’une quelconque immunité.

En d’autres termes, ils pourraient être amenés à s’avancer totalement à découvert sur un terrain miné. Au stade où en est l’affaire, le premier souci des deux présidents africains sera de savoir d’où vient le coup.

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