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Bezons avenir sera un blog qui va nous permettre de diffuser nos idées sur l'avenir de Bezons, nous ne serions pas les poupées russe de qui que soient, nous comptons peser aux municipales 2008.

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Cécilia Sarkozy a-t-elle libéré les infirmières bulgares ?

Cécilia Sarkozy a-t-elle libéré les infirmières bulgares ?

Du rôle de l’épouse de chef de l’Etat et des conséquences de la libération des otages de Kadhafi

Cécilia Sarkozy force l’admiration depuis hier ou au contraire suscite les critiques pour son rôle supposé dans la libération des infirmières bulgares. De mon point de vue, il est exagéré de lui attribuer un rôle dominant dans le dénouement de cette triste affaire et tout aussi injuste de lui denier toute influence, somme toute et compte tenu du résultat final, salutaire.

On l’a bien compris depuis leur arrivée à l’Elysée, chez les Sarkozy tout est affaire de style. L’énergie que le président de la République déploie pour imposer son rythme, sa façon de faire, les images qu’il produit à destination de la télé, sans oublier la résolution de son épouse de ne surtout pas ressembler aux premières dames de France qui l’ont précédées, traduisent un soucis permanent de mettre la forme au même niveau que le fond et dieu sait que celle-là, dans le cas qui nous préoccupe, revêt un caractère important.

« Sauver les apparences » est une constante chez le fier Kadhafi, pour qui a suivi son parcours tant par son tempérament d’autocrate que par simple calcul politique. Ce matin encore, la plupart des sites d’informations libyens affichent encore des slogans dénonçant « le crime impardonnable (sic) perpétré à l’égard des enfants contaminés par le sida » dont le pouvoir a rendu coupables les infirmières bulgares dix ans durant avant de les renvoyer, subito, chez elles à Sofia.

Tout guide suprême qu’il est Kadhafi doit composer avec une opinion publique, plus précisément avec une opposition larvée qui se manifeste dans la ville indocile de Benghazi, théâtre premier du drame des enfants contaminés par le virus du HIV. Le leader de la révolution verte (ou ce qu’il en reste) peut désormais afficher à l’égard de son peuple une double satisfaction, sur le fond et sur la forme.

Et l’on revient ici à Cécilia dont les aller-retour à Tripoli n’ont pu que rehausser l’image du jusqu’à tout récemment peu fréquentable Kadhafi. Aussi élogieux pour lui que la première dame de France, personnalité fort médiatique, se soit entretenu avec son épouse Mabrouka et sa fille Aïcha, blonde peroxydée dont le seul fait d’arme par le passé est d’avoir fait partie un court moment de l’équipe d’avocats chargés de défendre Saddam Hussein.

Vue sous cet angle-là, effectivement, Mme Sarkozy a pesé dans les négociations. En chimie, on parlerait d’un agent catalyseur. Elle a accéléré par sa seule présence les manœuvres diplomatiques menant à la délivrance des infirmières et du médecin d’origine palestinienne et ce n’est pas rien. Surtout pour ces femmes et leur compagnon de mésaventure ; un jour de liberté, avant le jour dit, pèse autant qu’un siècle pour un innocent. Et ils le sont tous les six.

Pour autant, il serait naïf de croire que tout imbu de sa personne, Kadhafi pouvait se contenter de salamalecs décoratifs. Sa décision de délivrer ses otages a un coût politique dont on mesurera l’ampleur sans doute dès aujourd’hui avec l’arrivée sur place de Nicolas Sarkozy. Le chef d’Etat libyen a déjà obtenu des compensations financières à la hauteur de ce qu’il avait dû versé lui-même pour dédommager les victimes de l’attentat de Lockerbie sans parler des autres aspects relatifs aux aides et à l’ouverture promises par l’Union européenne.

Il serait bête de sa part de s’arrêter en si bon chemin. D’où le caractère irrecevable de l’affirmation hier de Nicolas Sarkozy lorsqu’il tonna, agacé, dans sa tentative de défendre sa femme : «  On a résolu un problème, point  », une sorte de circulez ! Y a rien à voir.
La politique, c’est l’art du mouvement. Ça ne s’arrête pas à des faits aussi grands et admirables soient-ils que la libération des infirmières bulgares ou la chute de Saddam. Il y a toujours un après.

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