
A l'approche du premier tour de la présidentielle, le ton est encore monté d'un cran jeudi entre les candidats et les prises de position affichées en faveur de tel ou tel candidat se sont multipliées au sein de la société civile:
07h00: dans le quotidien Libération, 200 intellectuels, dont le philosophe Etienne Balibar, l'écrivain François Maspero ou l'historien Pierre Rosanvallon, appellent "tous les électeurs de la gauche (...) à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal".
08h30: Ségolène Royal évoque "un risque de fracture républicaine" avec Nicolas Sarkozy. Si le candidat UMP "dérape de façon aussi scandaleuse", c'est "pour faire un clin d'oeil aux électeurs du FN à n'importe quel prix".
09h30: Nicolas Sarkozy se déclare "assez réservé" sur l'instauration d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif, et déclare vouloir mettre "la République à l'abri des combinazione".
11h45: François Bayrou ironise sur ses adversaires PS et UMP qui "frémissent, ont peur, tremblent" de perdre "leur monopole".
12h45: dans un éditorial, le président du directoire du Monde, Jean-Marie Colombani, estime que le projet de Ségolène Royal est le "seul" à s'opposer à celui de Nicolas Sarkozy et à s'appuyer sur une force politique en mesure de gouverner.
13h00: les porte-parole de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati et Xavier Bertrand, dénoncent "la violence des attaques" contre le candidat UMP, estimant qu'elles ne sont "pas dignes d'une campagne présidentielle".
13h30: Ségolène Royal reçoit le soutien de cent associations de quartiers populaires, qui ont lancé un appel "pour dire non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation".
14h00: Marianne annonce devoir retirer 80.000 exemplaires de son numéro consacré à ce que les médias "n'osent pas ou ne veulent pas dévoiler" sur Nicolas Sarkozy, après un premier retirage de 60.000 exemplaires écoulé en 24 heures.
16h30: "Sauvons la Recherche", à l'origine du mouvement de protestation des chercheurs en 2004, critique les prises de position de Nicolas Sarkozy sur la recherche, ainsi que celles de François Bayrou dans une moindre mesure, mais donne un bon point aux candidats de gauche.
18h30: Denis Baupin, adjoint Verts du maire de Paris, affirme que sa formation "ne participera pas à une majorité parlementaire, encore moins à un gouvernement" avec la gauche, si le projet de réacteur nucléaire EPR est lancé.
20h30: Ségolène Royal affirme que "la candidature de Nicolas Sarkozy est une candidature inquiétante sur la France". "La France ne veut pas de ce modèle qui dresse les Français les uns contre les autres".
20h40: Jean-Marie Le Pen se prononce jeudi pour "une amnistie générale des points de permis", estimant que les automobilistes sont "montrés du doigt et persécutés systématiquement".
20h50: Nicolas Sarkozy affirme que s'il est élu, il fera voter une loi, "dès l'été 2007", pour faire interdire "la pratique détestable" des golden parachutes.
21h00: François Bayrou affirme que son élection serait "la loi de l'emmerdement maximum" pour tous les "puissants" cherchant à défendre leurs "privilèges".
21h15: Nicolas Sarkozy dénonce les attaques portées contre lui par des personnes qui "sont quelque part des fascistes".