Le 6/04/2007 à 20h54 - PRESSE BANANIERE :
Incroyable culot que celui de Nicolas Sarkozy :
Devant une presse bananière impassible, le ministre de lintérieur ose affirmer : "la délinquance a reculé dans chacun des départements de la région parisienne, y compris la Seine-Saint-Denis, et elle a reculé fortement".
Et la note du préfet Jean-François Cordet, publiée par Le Monde du 20 septembre, qui signale que les violences aux personnes ont augmenté dans ce département de 14% et les vols avec violences de près de 23% au premier semestre ?
Quand le candidat UMP profère un mensonge aussi énorme, la presse, censée exercer la profession de linformation, német pas la moindre réserve.
Par incompétence, nayant pas eu connaissance de la lettre du préfet au ministre, qui a pourtant fait la "Une" de lactualité ? Evidemment pas. Alors quoi ? Par couardise, tremblant de sattirer les foudres du président de lUMP ? Ou par volonté politique de favoriser sa conquête de lElysée ? Indigne et scandaleux dans les deux cas.
Au lieu de laisser servilement Sarkozy mentir comme un arracheur de dent, la déontologie obligeait les médias à linterroger sur la contradiction entre son affirmation et les chiffres donnés par son préfet.
Plus gênant encore : Jean-François Cordet avait agrafé une annexe au rapport publié par Le Monde, à en croire Le Nouvel Observateur : le tableau détaillé de la baisse des effectifs des policiers en poste dans le département depuis 2002. "Monsieur le ministre de lintérieur, la lutte contre linsécurité que vous affirmez mener est-elle compatible avec la baisse des effectifs policiers sur le terrain depuis 2002, soit depuis votre arrivée au ministère de lintérieur, que le préfet de Seine-Saint-Denis qualifie de "diminution très perceptible", dans le même temps que la population du département augmente denviron 5000 personnes par an ?" : voilà la question quil eût fallu poser à Sarkozy. On peut rêver ! Y aura-t-il enfin un journaliste français pour un jour mettre les choses au point et interdire au candidat UMP de sans cesse tordre le cou à la réalité ?
Pour lui rappeler par exemple quil écrivait en 2004 dans son livre La République, les religions, lespérance : "Que disait-on il y a deux ans quand je suis arrivé au ministère de lIntérieur ? Il va jouer au superflic. Les banlieues vont sembraser. Résultat : il ny a pas eu de révolte et la criminalité a baissé sensiblement".
Un an plus tard éclataient les émeutes, 45 500 voitures brûlaient et le gouvernement décrétait le couvre-feu et létat durgence !
Certains voudraient voir ce personnage hystérique à lElysée ?
LA France PRESIDENTE
JOYEUSES ELECTIONS