
Après Marine hier à Aulnay-sous-Bois, Jean-Marie Le Pen s'est rendu en banlieue ce matin. En choisissant symboliquement Argenteuil, le leader frontiste signe un joli pied de nez à Nicolas Sarkozy.
Certains lui reprochaient de faire campagne depuis son QG de Saint-Cloud. Jean-Marie Le Pen répond à ses détracteurs. Et frappe fort. Le patron du FN a effectué un déplacement en banlieue ce matin. Pis: il s'est rendu sur la dalle d'Argenteuil, à l'endroit même où Nicolas Sarkozy s'en était pris aux "racailles", il y a deux ans. Depuis, le candidat UMP n'est jamais revenu sur les lieux. Son équipe de campagne semble, depuis, avoir toute les difficultés du monde à organiser un déplacement de crainte que la visite ne dégénère. Alors, le FN en a profité pour lui griller la politesses. Avant cette venue en forme de provocation, le parti avait déjà annoncé son intention d'aller "à la rencontre des territoires abandonnés par les politiciens français". A son arrivée, Jean-Marie Le Pen a d'ailleurs dénoncé d'emblée "ceux qui veulent karcheriser" la banlieue. "Je veux prouver que pour la France nationale il n'y a pas de zone de non-droit", a-t-il lancé. Ses mots ont même recueilli les applaudissements de quelques femmes voilées. Et pendant que sa fille Marine discutait avec les habitants, il a poursuivi en promettant de "donner un espoir réel" aux habitants de la cité du Val d'Argent. Rejetant toute forme de provocation à l'égard du candidat UMP, Jean-Marie Le Pen a assuré: "Je ne me définis pas par rapport à Nicolas Sarkozy". À l'UMP, on "ne commente pas la campagne des adversaires". Au PS, on dénonce un "safari médiatique". (Dioranews)