
Manuel Valls, député PS de l'Essonne, a pris jeudi la défense de Jack Lang, dont le nom est cité pour participer à une commission sur les institutions, en dénonçant "le climat de suspicion et la chasse aux sorcières" à l'intérieur du PS.
Mercredi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, avait prévenu Jack Lang, député du Pas-de-Calais, que s'il se lançait dans "une aventure individuelle" pour participer à une commission mise en place par le gouvernement, il ne serait "plus à part entière membre" du groupe PS.
Invité de BFM radio et TV, Manuel Valls a appelé à se montrer "respectueux à l'égard de Jack Lang qui a beaucoup apporté à la gauche depuis trente ans".
Approuvant l'idée que "des responsables politiques de gauche participent à une réflexion sur la rénovation de nos institutions", il a estimé que Jack Lang devait "évidemment" rester membre du groupe socialiste s'il était appelé à siéger dans une telle commission.
"Attention à ce climat de suspicion, de chasse aux sorcières qui sont souvent le signe d'une forme de crispation et de repli sur soi, qui n'est pas à la hauteur du message que les Français nous ont passé", a-t-il ajouté.
Le maire d'Evry a fait une distinction entre "un dialogue qu'il peut y avoir entre la droite et la gauche" et "le débauchage".
Manuel Valls a indiqué que Nicolas Sarkozy "ne lui avait rien proposé". "J'ai vu le président de la République. On ne peut pas refuser une offre de dialogue avec le président de la République", a-t-il plaidé.