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Paris Hilton renvoyée en prison au lendemain de sa libération

Vendredi 8 juin 2007
 
Paris Hilton renvoyée en prison au lendemain de sa libération
LOS ANGELES (AFP), 22:08
© AFP
Photo fournie par le bureau du shérif de Los Angeles, le 4 juin 2007
Photo fournie par le bureau du shérif de Los Angeles, le 4 juin 2007

L'héritière Paris Hilton a été renvoyée en prison vendredi par un juge de Los Angeles, nouveau coup de théâtre dans une affaire où la jeune femme est devenue l'enjeu d'une bataille entre la police et le parquet.

Le juge Michael Sauer a donné l'ordre de renvoyer la starlette dans la prison pour femmes de Lynwood (sud de Los Angeles), dont elle avait été libérée jeudi matin par le bureau du shérif au bout de trois jours de détention.

La police avait invoqué une raison médicale à l'appui de cette décision, mais le procureur de Los Angeles Rocky Delgadillo l'avait immédiatement contestée. Le parquet avait déposé un recours auprès du magistrat et ce dernier avait convoqué une audience vendredi matin.

M. Sauer avait avait condamné Paris Hilton à 45 jours de prison le 4 mai pour avoir conduit avec un permis suspendu en violation d'une mise à l'épreuve imposée pour alcool au volant.

Paris Hilton, 26 ans, a été conduite au tribunal en milieu de matinée à l'arrière d'une voiture de police. Des images de la télévision CNN l'ont montrée les mains dans le dos, dans une posture de personne menottée.

En apprenant la décision du juge, la jeune starlette, déjà photographiée en larmes dans la voiture de police, s'est effondrée et a crié "Maman, Maman!" à l'adresse de sa mère Kathy qui assistait à l'audience avec son mari Rick, selon des journalistes présents dans la salle du tribunal.

Vendredi matin, la luxueuse maison de Paris Hilton, dans une petite rue des collines de Hollywood, en retrait du célèbre Sunset Boulevard, avait été cernée par des dizaines de journalistes, tandis que plusieurs hélicoptères des télévisions tournaient au dessus du quartier, retransmettant les images en direct.

Le départ du véhicule a donné lieu à une spectaculaire bousculade, selon ces images.

Jeudi matin, trois jours après l'entrée discrète de Paris Hilton en prison, un porte-parole du shérif, qui gère le système pénitentiaire du comté de Los Angeles, avait annoncé qu'elle avait été libérée et purgerait le reste de sa peine à domicile, soit 40 jours, en portant un bracelet de surveillance électronique.

Ce porte-parole, Steve Whitmore, avait affirmé que les autorités avaient pris cette décision "après des consultations avec le personnel médical, dont des médecins" de la prison, mais s'était refusé à entrer dans les détails, invoquant le secret médical.

Or, en condamnant Paris Hilton, le juge Sauer avait refusé tout aménagement de sa peine, comme précisément le port d'un bracelet électronique à domicile, avait rappelé jeudi le parquet.

"Si les forces de l'ordre veulent être respectées par ceux que nous sommes chargés de protéger, nous ne pouvons pas tolérer un système carcéral à deux vitesses où les riches et les puissants sont traités spécialement", avait martelé M. Delgadillo.

La décision du bureau du shérif, attribuée à son chef Lee Baca, avait provoqué colère et malaise jusque dans ses rangs. Le président d'un syndicat policier avait dénoncé un favoritisme envers la starlette. Des dirigeants d'associations de défense des droits civiques, dont l'influent pasteur noir Al Sharpton, avaient fait écho à ces griefs.

Les postes de MM. Delgadillo et Baca sont tous deux électifs.

Jeudi, le site internet spécialisé dans les célébrités TMZ.com, sans donner de sources, avait affirmé que la libération de Paris Hilton avait été motivée par l'état psychologique de la jeune femme.

En prison, où elle était hébergée à l'écart du reste de la population carcérale, en isolement de fait 23 heures sur 24, avait reçu les visites de son psychiatre et de son avocat. Lundi, ce dernier, Richard Hutton, avait affirmé que sa cliente allait "très bien malgré les circonstances".

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